LOCALES 2008/PORT-GENTIL
Les candidats au front
L'objectif
commun, c'est de-convaincre un électorat de plus
en plus difficile à maîtriser et visiblement
plus exigeants aujourd’hui qu'hier Certains ont
démarré pied au Plancher, pendant que d'autres
ont choisi de mettre la pédale douce pour ne pas
être au rouge le dernier jour de la campagne.
LA campagne électorale en vue du renouvellement
des conseils municipaux et départementaux s'est
ouverte officiellement samedi. Si beaucoup de
partis politiques sont allés immédiatement au
contact des éventuels électeurs, d'autres
temporisaient encore.
Le gouverneur de province,
Jean-Marie Béka b'Obame, dans l’intervalle de 24
heures, a une fois de plus, rencontré le matin
de ce jour-là plusieurs dirigeants politiques
locaux.
Le premier responsable
administratif provincial tenait, au cours de
cette rencontre, à ce que les listes en
compétition harmonisent, les lieux et heures des
meetings pour éviter des chevauchements, sources
de désordre. Jean-Marie Béka b'Obame et les
participants sont tombés également d'accord pour
qu'il n'y ait pas de marches pendant cette
campagne, celles-ci pouvant dégénérer.
Le gouverneur s'est
entretenu ensuite avec les journalistes locaux à
son bureau pour solliciter leur impartialité
dans le traitement qui sera fait de cette
actualité. Aux organes dits d'obédience pour tel
ou tel autre candidat, il a dit qu'ils peuvent
les soutenir sans pour autant jeter l'opprobre
sur les autres prétendants.
Dans l'après-midi, Paul
Mba Abessole, président du RPG (Rassemblement
pour le Gabon), a animé un meeting au carrefour
Centre social. A cette occasion, il a invité ses
militants à être partout afin e son parti
remporte le prochain scrutin. Il avance que le
RPG a déjà acquis l'expérience de la gestion des
affaires.
Pour avoir été lui-même
maire de Libreville et membre du gouvernement
pendant que Vincent Essone Mengue présidait le
conseil municipal d'Oyem, Mba Abessole conclut
"Le RPG c'est l'expérience. Personne ne
peut douter
dénoter capacité à changer l'environnement"
L'orateur a estimé que les
membres de son parti ont le savoir et
l'expérience pour gérer le pays, les mairies de
Libreville, Port-Gentil et Franceville.
ACCUEIL DELIRANT
Le membre du gouvernement, sur un autre volet, a
demandé aux artistes de conserver leur
neutralité sans adhérer à un parti politique.
"Chantez sans adhérer a un parti. Restez
vous-mêmes. En adhérant à un parti, vous
choisissez le chemin de la mort en
matière de musique", a conseillé Mba
Abessole qui n'a pas perdu ses qualités
d'harangueur des foules (même si cette fois,
l'ancien maire de Libreville n'a pas drainé
grand monde).
Il a dit connaître
beaucoup de choses du-pays. "Nous savons
maintenant pourquoi le pays n’avance pas, mais
ce n'est pas à nous de le dire. Le président
donne beaucoup d'argent et nous savons dans
quelles poches va cet argent", a-t-il
déclaré.
Le PDG, dans le premier
arrondissement, n’est pas entré en campagne
samedi. Jean-Richard Sylong et ses colistiers
sont allés, comme ils l'avaient fait en 2002,
rechercher la bénédiction auprès des notables et
chefs de quartier de leur circonscription qu'ils
ont regroupés à Masuku, chez le notable Antoine
Massala.
Jean-Richard Sylong est
revenu sur les nombreux actes posés tout au long
de leur mandat. Il a dit à ses interlocuteurs de
faire attention aux chants des sirènes qui
surgissent à pareille occasion. Il a prévenu à
cet effet : "On connaît qui on perd mais on
ne sait pas qui on gagne"... Les chefs ont
manifesté leur fidélité à Sylong et son équipe.
Basile Mboumba et ses
colistiers, porte-flambeau du PDG au 4e
arrondissement ont ouvert les hostilités au
marché Moukala où ils ont animé un meeting
auquel ont participé de nombreux militants et
autres curieux. « les 15 » ont eu droit à
un accueil délirant des riverains qui, par leurs
applaudissements et ovations semblaient avoir
adhéré au projet que Basile Mboumba leur a
décliné et qui a été repris en "Omyiénè",
langue locale par André-Jules Ndjambé. S'ils
sont élus, Basile Mboumba et ses compagnons qui
militent pour le « mieux vivre pour tous "
promettent de désenclaver Matiti 1 & 2 par
la construction de quelques voies secondaires,
de mettre en service le dispensaire d'Iguiri (Matanda),
de créer une menuiserie municipale...
"Nous sommes déterminés à
assurer le progrès de la collectivité avec votre
concours et celui de nos partenaires",
a lancé boumba en
réaffirmant le souci de son équipe de servir
l'arrondissement.
L'indépendant Faustin
Agondjo Ndenguino, candidat au 2e
arrondissement a choisi de tenir un point-presse
pour l'entame de sa campagne. Une sortie
organisée à son quartier général de campagne sis
en face de son domicile à Inter-photo. Par cette
sortie, le fils de feu Agondjo Okawé veut rompre
le silence qu'il s'était imposé et surtout
apporter des réponses à certaines questions que
l'opinion se pose, à
savoir: « Pourquoi le fils
du président-fondateur du PGP se présent-t il en
indépendant ? »
TRAVAIL DE FOURMI
S'agissant de
son silence, il a fait savoir que lorsqu'on
parle peu, on écoute plus. Il a dit avoir
suffisamment écouté depuis deux ans et que
l'heure était arrivée pour lui de s'exprimer.
Afin de mieux faire comprendre le présent il est
revenu sur l'histoire pour rappeler que, le 30
juin 2004, au cours de la cérémonie marquant son
68e anniversaire, Me Pierre-Louis Agondjo Okawé,
en passant différents témoins à ses héritiers
avait fait de lui son héritier politique.
Mais à aucun moment, a-til
soutenu, son père, démocrate jusqu'au bout des
ongles, ne lui a confié les destinées du PGP.
Parce que seul, le congrès, d'après lui, pouvait
désigner son successeur. Le PGP n’étant à ses
yeux ni un parti familial, ni celui d'un clan,
d'une tribu ou d'une ethnie, mais celui de tous
les Gabonais.
L'orateur n'a pas cru bon
de mêler sa voix à l'interminable feuilleton qui
a suivi la mort du leader charismatique du PGP,
préférant adopter une attitude de neutralité
afin de ne pas en rajouter à la confusion.
« Aller dans un autre parti politique, comme
l'ont fait quelque progressistes désemparés, ou
adhérer à l'une des fractions qui se disputent
l'héritage aurait été trahir la pensée de Me
Agondjo qui ne peut être revendiquée que des
hommes libres de toute influence d'où qu'elle
vienne », a-t-il poursuivi.
Ajoutant qu'il se présente
à cette élection pour assumer sa part
d'héritage, en attendant de mieux préparer
l'avenir du PGP au sortir du processus électoral
en cours, convaincu qu'il n'y a pas de problème
humain qui ne trouve pas de solution. Prenant le
pari de créer les conditions de la renaissance
d'un PGP unifié au lendemain de ces élections.
Comme s'il entrevoyait la
défaite de tous ceux qui ont appartenu ou qui
appartiennent encore à ce qui reste du PGP,
Agondjo Ndenguinot a
confié: "Les élections qui
pointent à l'horizon auront valeur de test et
vont apporter la preuve que les progressistes
ont eu tort de partir a la bataille en rangs
disperses ".
L'Alliance démocratique et
républicaine a donné rendez-vous à ses militants
du 2e arrondissement au centre social.
Marie-Agnès Koumba entourée de Jean-Martin
Rompavet et tous les autres colistiers étaient
là. Trois banderoles portant des phrases dans
diverses langues du pays traduisaient leur
attachement à notre culture dans sa diversité.
Marie-Agnès Koumba pense
que le maire sortant de la ville est passé à
côté de la plaque. « Beaucoup de
Portgentillais n'ont pas été touché par l'action
de l'équipe sortante » ; a-t-elle souligné
promettant, elle, de mettre la mairie au service
des usagers, occuper les riverains, améliorer
leur quotidien par la mise en place des
infrastructures de base : dispensaires, écoles,
aires de jeux, etc. C'est un travail de fourmi
que l'Adere voudrait abattre dans la ville en
accomplissant véritablement les missions
dévolues à l'institution municipale et en étant
proches des populations auprès desquelles des
actions pédagogiques sont prévues afin de les
amener à respecter leur environnement.
De plus, Marie-Agnès
Koumba voudrait instaurer la transparence dans
la gestion des finances et du patrimoine
municipal. "Ce n'est pas si mauvais de créer
les taxes encore faudrait-il qu'on sache quelle
direction prend l'argent collecté", a fait
savoir l'oratrice.
Dimanche après-midi, les
candidats UPG de la commune de Port-Gentil et de
Bendjé ont été présentés. Le délégué communal,
Pierre Ngoussi a demandé aux militants de tout
mettre en œuvre pour démontrer que leur succès
de 2006 n'était pas le fruit du hasard. Il a
fermement condamné l'utilisation de la couleur
rouge par certains indépendants sortis des rangs
du parti de Pierre Mamboundou.