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Le quotidien l'Union du 11 Avril 2008

 

RENOUVELLEMENT DES ASSEMBLEES MUNICIPALES ET DEPARTEMENTALES

Mayila et les siens finalement en indépendants
MANIFESTEMENT, le feuilleton politico-juridique sur fond de légalisation de l'Union pour la nouvelle République est loin d'avoir livré son épilogue, au regard de la tournure que prennent
désormais les événements.

 

Car, ceux qui croyaient que l'arrêt du Conseil d'Etat rendu vendredi 4 avril dernier allait mettre fin au conflit politico-juridique sur fond de légalisation de l'Union pour la nouvelle République (UPNR) qui oppose le ministère de l'Intérieur à Me Mayila et ses partisans, se sont bien trompés, puisque c'est bien le contraire auquel on a droit depuis que la décision du Conseil d'Etat a été rendue publique. Donnant l'occasion à chacune des parties en conflit, c'est-à-dire le ministère de l'Intérieur et les responsables de l'UPNR, de se livrer à sa propre lecture de l'arrêt.

Mais mardi 8 avril dernier, une décision de la Cour constitutionnelle, qui avait été saisie par Me Mayila et ses partisans aux fins de validation des listes de candidatures présentées par l'Union pour la nouvelle République en vue des élections locales du 27 avril prochain, a complètement remis en cause l'enthousiasme manifeste par l'ancien hiérarque du PDG et ses partisans au sortir de l'audience du Conseil d'Etat dont la décision est jugée non explicite par la Cour constitutionnelle.

En effet, selon la haute juridiction « le Conseil d'Etat n'ayant pas, dans le dispositif de sa décision du 4 avril dernier, formellement consacré la reconnaissance légale de l'Union pour la nouvelle République et ne s'étant pas non plus renoncé sur la décision de rejet du ministère de l’Intérieur de légaliser cette formation politique, l'UPNR ne peut être considérée comme un parti politique au sens de la loi 24/96 du 6 juin relative aux partis politiques".

Ce qui a bien évidemment contrarié Me Louis-Gaston Mayila qui l'a fait savoir hier, au cours de la conférence de presse qu'il a animée à son domicile de Montagne sainte. L'ancien hiérarque du PDG ne comprend pas que la Cour constitutionnelle puisse ainsi se fourvoyer en l'espace de quatre jours seulement, en prenant deux décisions aussi contraires que surprenantes pour le même objet, et portant toutes les deux le même numéro (032 GCC). Dans la première, elle enjoint la Cénap de valider les listes de candidatures présentées par l'UPNR yue le Conseil d'Etat venait de déclarer conforme à la loi parce que pouvant désormais jouir des mêmes droits qu'un parti politique reconnu, tandis que dans la seconde elle déclare le contraire en décidant que Me Mayila et ses partisans iront en indépendants lors des prochaines locales.

Pour Me Mayila en tout cas, cette décision relève d'une manœuvre visant à empêcher son parti d'aller aux élections. Car de son point de vue, l'arrêt du Conseil d'Etat ne souffre d'aucune ambiguïté. Comme c'est le cas pour les deux décisions contradictoires de la Cour constitutionnelle.

 

Source : Journal L'Union Plus du 11/04/2008

 



   

 

 

RENOUVELLEMENT DES ASSEMBLEES MUNICIPALES ET DEPARTEMENTALES

 

 

 

Pour moi quoi...Makaya
0N aurait tort de croire...