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Le quotidien l'Union du 11 Avril 2008

 

RENOUVELLEMENT DES ASSEMBLEES MUNICIPALES ET DEPARTEMENTALES

Les locales de toutes les passions
ALORS que la Cour constitutionnelle vide les recours dont elle a été saisie après la publication des têtes de listes et candidatures, l'élection en vue du renouvellement des assemblées municipales, d'arrondissements et départementales apparaît comme celle
de toutes les passions.

 

C'est du moins le sentiment partagé par de nombreux observateurs et spécialistes des questions électorales, à la Commission électorale nationale autonome et permanente, de même qu'à la Cour constitutionnelle. Lesquels, même si tous perçoivent un fort engouement suscité par la gestion des municipalités et départements, ne s'étonnent pas moins du climat qui règne et surtout de l'agitation consécutive à la publication des listes des candidats retenus pour prendre part à l'élection du dimanche 27 avril prochain.

Effectivement, ce sont près de 800 listes qui s'affronteront pour le contrôle des 109 conseils locaux du pays, devant élire l'année prochaine au sein du Collège des Grands électeurs regroupant les élus locaux et les députés, les sénateurs. Il y a, par rapport aux élections locales du 29 décembre 2002, environ, une centaine de listes" de plus, en tenant compte des candidatures repêchées, après l'examen par la haute juridiction des requêtes dont elle a été saisie 48 heures après l'annonce officielle des listes retenues. Plusieurs collectivités locales, principalement dans les grandes villes où les ambitions politiques sont davantage exprimées, ont enregistré des records de participation. Cela eu égard à la floraison de listes présentées par les grandes ou petites formations politiques ainsi que des compatriotes désireux eux aussi de participer à la gestion des entités territoriales.

Coups bas, chausses trappes, manœuvres obscures et autres contorsions prouvent à suffisance que les acteurs politiques ne se sont pas fait de cadeaux depuis lors. Des batailles au couteau ont été livrées au sein de plusieurs partis politiques pour obtenir l'investiture pour la prochaine consultation politique. La palme d'or de cette confrontation et foire d'empoignes a été, une fois encore, remportée par le Parti démocratique gabonais, parti au pouvoir, où en dépit des arbitrages, de fortes contestations ont été enregistrées dans certaines localités à l'issue des choix opérés. Des pédégistes n'ont cessé de s'étriper et les nombreux cas d'indiscipline de cadres du parti conduisant des listes « imposées » (c'est selon) à celles investies officiellement par les instances dirigeantes de l'ex parti unique, attestent indiscutablement du mécontentement dans les rangs. Lequel est aussi tributaire de cette cacophonie ambiante souvent entretenue par certains hiérarques du PDG battant de ce fait en brèche les statuts qui appellent au respect scrupuleux des décisions. Une situation vécue au sein de ce parti politique à cette chaque consultation électorale organisée depuis plus d'une quinzaine d'années, malgré des rappels à l'ordre et autres, «sanctions» brandies. Non appliquées, ce qui n'effraie nullement les "indisciplinés ".

BRAS DE FER     Il reste qu'à côté de cette agitation, nuls doutes que le contentieux dont a été saisie la Cour constitutionnelle a révélé aussi des cas surréalistes. Des membres d'une liste introduisant un recours contre la tête de liste pour des raisons, pour le moins, fallacieuses ou de politique politicienne. Des désaccords profonds ont marqué, jusque tout dernièrement encore, la validation de listes dans d'autres localités, poussant les membres de la Cour constitutionnelle, à jouer quasiment les prolongations. Cela en raison de plusieurs irrégularités, manquements dans certains dossiers présentés par certains candidats. Lesquels, par méconnaissance des dispositions légales ou par incurie, ont cru pouvoir conférer à la haute juridiction des compétences qui ne sont pas les siennes en matière de recevabilité déclarations des candidatures, celles-ci étant du ressort du Cenap. La Cour intervenant, à ce niveau, durant le contentieux pour statuer sur le respect par la Commission électorale de la loi portant dispositions communes à toutes les élections politiques dans notre pays.

L'invalidation de plusieurs candidatures liées au non respect par les postulants de certaines dispositions de la loi électorale, à des problèmes pratiques et aux questions relatives a la reconnaissance légale de certaines forces politiques dans l'attente d'un récépissé définitif du ministère de l'Intérieur a également exacerbé les passions. La présence de listes présentées par les forces politiques engagées dans un bras de fer avec le ministère de l’Intérieur pour leur reconnaissance légale, a suscité des vives réactions et parfois des incompréhensions. Notamment, après que la Commission électorale nationale autonome et permanente a rejeté leur participation au vote sous la bannière du parti. C'est le cas des listes présentées dans différentes circonscriptions par le président et plusieurs membres de l'Union pour la nouvelle République (UPNR). Au terme du contentieux, la Cour constitutionnelle a validé leur participation au scrutin en indépendant « avec chacune son signe distinctif », précise-t-on, à la Cénap en application de la décision de la Cour constitutionnelle datée du 8 avril 2008 suite à la requête introduite par Louis-Gaston Mayila et trente six de ses compagnons résolus à prendre part aux élections locales de cette fin du mois.

 

Source : Journal L'Union Plus du 11/04/2008

 



   

 

 

RENOUVELLEMENT DES ASSEMBLEES MUNICIPALES ET DEPARTEMENTALES

 

 

 

Pour moi quoi...Makaya
0N aurait tort de croire...