ELECTIONS LOCALES DU
27 AVRIL PROCHAIN
Mayila et les siens sous
la bannière de l'UPNR
LA Cour constitutionnelle
a, au cours de l'audience tenue le vendredi 4
avril dernier, reconnu que l'Union pour la
nouvelle République (UPNR) jouit désormais des
mêmes droits que les partis politiques reconnus.
La haute juridiction, s'arcboutant sur l'arrêt
du Conseil d'Etat rendu un peu plus tôt, n'y
voit donc pas d'inconvénients à ce que les
candidats qui se réclament de cette formation
politique se présentent sous cette bannière.
Ainsi donc, enjoint
la Cour constitutionnelle à la CENAP, « les
candidatures dont la validation avait été
demandée, ayant été rejetées par la Commission
électorale nationale autonome et permanente pour
défaut de légalisation pour l'UPNR à qui le
tribunal administratif vient de reconnaître une
existence légal, il convient de valider lesdites
listes pour l'élection des membres des conseils
départementaux et conseils municipaux du 27
avril 2008 ».
Une injonction qui
montre, si besoin en est encore, que l'UPNR, de
même que le Parti du développement et de la
solidarité sociale (PDS) ont désormais une
existence légale. Ce qui met fin, à l'évidence,
à la confusion qui a régné peu après la décision
du Conseil d'Etat vendredi dernier.
En effet, suite à
l'arrêt du Conseil d'Etat, à l'issue de
l'audience du vendredi 4 avril 2008, une
confusion a été entretenue en raison notamment,
des interprétations contradictoires qui en ont
été faites par les deux parties concernées, à
savoir, d'un côté le ministère de l'Intérieur,
et, de l'autre, les responsables de l'UPNR et du
PDS qu'un conflit Politico-juridique opposait
jusque-là.
Les responsables de
l'Union pour la nouvelle République et ceux du
Parti pour le développement et la solidarité
sociale n'avaient nullement dissimulé leur
satisfaction suite donc à la décision du
tribunal administratif qui, pour eux, les a
déclarés conformes à la loi et légalisé de facto
leurs partis politiques.
Une jubilation qui
semble-t’il était, pour les responsables du
ministère de l'Intérieur, prématurée et sans
fondement. Car ces derniers commentaient
diversement, pour ne pas dire avec une autre
grille de lecture, la décision du Conseil
d'Etat. Vu que dans leur entendement, la
juridiction administrative s'était déclarée
incompétente.
A l'évidence, la
décision de la Cour constitutionnelle vient
mettre fin à toute forme d'interprétation
insidieuse, voire tendancieuse de l'arrêt du
Conseil d'Etat.