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ACTUALITES
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Le quotidien l'Union du
07 Avril 2008
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FILIERE BOIS/CWG/
PRODUCTION DU CONTREPLAQUE EN QUANTITE ET
QUALITE EN HAUSSE
Pari tenu à
mi-parcours
Du rachat en 2001 de l'historique compagnie
forestière du Gabon (CFG) par l'italienne Corà
Wood Gabon (CWG), seul la lettre «W» a changé
dans l'ancien sigle, plus 18 milliards de francs
ont été investis de 2001 à 2005. Les
investissements en 2006 se situent autour de 2,8
milliards de francs et autant en 2007.
Cependant, ils vont croître en 2008 autour de
3,6 milliards de nos francs malgré la morosité
du marché mondial avant de prendre une courbe
descendante en 2009 soit 2,4 milliards et en
2010 à moins du milliard soit 875 millions de
francs. L'accent étant mis sur le renouvellement
de la machinerie productrice. Une production qui
suit également une tendance haussière aussi bien
en placage, en contreplaqué qu'en sciage.
LES forêts du Gabon
sont parmi les plus riches en essences végétales
de toute la forêt tropicale africaine, avec des
taux d'endémisme très élevés. A preuve, parmi
environ 8000 essenciers végétales qui s'y
trouvent, 1600 sont endémiques, soit 20%. Les
monts de Cristal sont la région la plus riche en
essences végétales du Gabon voire même de toute
l'Afrique tropicale. Parmi les essences
arborescentes d'intérêt industriel, les plus
exploitées sont sans doute l'okoumé et l'ozigo,
dont la SNBG détenait le monopole jusqu'en
janvier 2006. Par ailleurs, les neuf essences
classées comme "bois divers" c'est-à-dire
différentes des deux essences principales
(Okoumé et Ozigo), et assez répandues sur le
marché sont notamment le Padouk, le Kevazingo,
le Moabi, le Beli-Awoura, l'Azobé, le Douka, l'Izombe,
l'Iroko, le Movingui auxquelles la SNBG a ajoute
le Sipo, l'Obéché et le Sapelli. Et dans cette
filière bois qui représente une des principales
sources de revenus de l’Etat gabonais grâce aux
nombreuses activités économiques qui s'y
rattachent (transports, banques, maintenance des
équipements mécaniques, etc.) avec d'importantes
retombées sur le marché du travail, que la
compagnie italienne Corà Wood Gabon (CWG) s'est
investie en rachetant l'historique Compagnie
forestière du Gabon (CFG) laissée pour compte du
fameux Programme d'ajustement structurel (PAS)
de la Banque mondiale. Une douzaine
d'entreprises ont postulé l'offre de rachat
avant d'abdiquer au regard des difficultés du
reflottement de la CFG qui se pointaient à
l'horizon. Et c'est Corà Wood Gabon qui s'est
jeté à l'eau pour tenter de sauver le bateau CFG
à la dérive. Mais le sauvetage n'a pas été
facile puisqu'il a fallu résorber le contentieux
social. Comme nous l'a confié le directeur
général de Corà Wood Gabon, M. Sabeh Safouan:
" nous avons réussi à rendre positive la courbe
de l'évolution de l'entreprise par une meilleure
communication et en impliquant tous mes
collaborateurs, des plus petits aux plus proches
notamment, des ouvriers au staff de la direction
générale. Nous avons amélioré l'image de marque
de Corà Wood et bien plus, nous avons
pratiquement triplé la production et amélioré le
rendement, le profit, la qualité de notre
production surtout du contreplaqué,
exclusivement produit a 100% en Okoumé et parmi
les meilleurs d'Afrique".
Rappelons que
l'Okoumé représente plus de 25% des essences
utilisables au Gabon grâce à ses qualités
uniques pour le déroulage. En plus du Gabon, il
n'y a que la Guinée Equatoriale et le Congo
(Brazzaville) qui produisent de l'Okoumé.
La stratégie
commerciale de Corà Wood repose essentiellement
sur la qualité de ses produits exportés à 90%
vers l'Europe et les 10% restant sont
commercialisés sur le marché national. II s'agit
entre autres, de la Hollande, de la Belgique, de
l'Allemagne, de la Suisse et de la France (une
petite quantité) et naturellement l’Italie.
L'exportation croissante du contreplaqué vers
ces pays est évaluée à 6.000 m3 en 2006,12.000
m3 en 2007 et une prévision de 20.000m3 en 2008.
L'usine de placage produit un volume moyen
mensuel de 3.500 m3, celle de contreplaqué
environ 2.OOOm3, celle de sciage environ 2.OOOm3
dont 80% séché. Une évolution qui contraste avec
les années 2001 à 2005 où l'entreprise perdait
entre 500 millions et 1milliard de francs par
an. Le redressement de la situation n'étant
intervenu qu'après 2005.
Source :
Journal
L'Union
Plus du 07/04/2008 |
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