LA "ville-affiches" ! A ce
rythme-là, voilà le nom que pourrait bientôt
porter Libreville-la-prospère. Moi, Makaya ainsi
que le Premier grand quotidien qui m'offre
l'hospitalité depuis kala kala je me suis déjà
inquiété de cette prolifération de panneaux de
pub de toutes tailles à travers notre capitale.
Mais comme je constate que ça vire littéralement
à l'anarchie, je suis obligé d'en remettre une
couche (de colle sur les dits panneaux ?), quoi.
Primo, en termes
d'esthétique, c'est un peu n'importe quoi. On a
même l'impression que bien des panneaux
contribuent à défigurer la ville. Les annonceurs
en sont convaincus : plus c'est gros, plus ça va
capter l'attention du public, donc du client
potentiel, plus il y a des chances que celui-ci
se tourne vers le produit concerné.
Mais le client ne
trouve vraiment pas jolis ces panneaux géants.
Moins encore lorsque les affiches qu'ils
véhiculent en viennent à perdre leur éclat ou
que les mâts supportant les panneaux commencent
à s'incliner dangereusement, lorsqu'ils ne
cèdent pas tout simplement. N'est-ce pas on en a
vu de couchés ici ou là ?
Justement-deusio-,
il y a des risques réels en matière de sécurité.
Et curieusement, les autorités n'en semblent pas
prendre la mesure. Elles attendent peut-être le
jour où se produira l'irréparable. Pourtant, il
y aurait dans ce domaine des dispositions
simples à faire observer aux annonceurs.
Mais peut-être que
le ver est dans le fruit. Vous savez, mes chers
frères Makaya désabusés, c'est à dessein que je
parlais plus haut de Libreville-la prospère.
Cette affaire de panneaux-là est juteuse et
attire donc du monde, y compris parmi ceux qui
devraient édicter des règles strictes autour de
cette activité et veiller à leur application.
Et comme on est
rarement inquiété dans ce pays pour des choses
comme ingérence, prise illégale d'intérêt,
Etchenda, Etchenda (oh, pardon, etc., etc.) on
peut continuer, quoi...