Trois points au
cours de cette rencontre ont été abordés : les
expériences du Japon dans le développement des
micros, petites et moyennes entreprises, les
expériences et les instructions sur
l'investissement direct "Projet Mozal",
le regroupement d'entreprises et le
développement des ressources du capital humain.
M. Miyaji place les
petites et les moyennes entreprises (PME) au
cœur du développement économique d'un pays. «
Lorsqu’on évoque l’économie japonaise, ses
phares sont supposés être les grands groupes
Mitsubishi. En réalité, ce sont les PME qui sont
les moteurs de notre économie ». S'appuyant
sur l'histoire du pays du Soleil levant, le
Conseiller spécial du président auprès de
Mitsubishi Corporation a déclaré que le
gouvernement nippon avait pris une série de
mesures et créé des structures d'aide à ces
petites entités (à l'instar de l'Agence de
promotion des PM en 1948) pour sortir du
désastre résultant de la Seconde guerre
mondiale. « Il n'est pas exagéré de penser
que le développement d'un pays, notamment ceux
en voie de le faire, est fortement lié à l'essor
du secteur privé », a-t-il dit.
Pour ce qui est de
l'expérience sur l'investissement direct, le
conférencier a évoqué le cas du "Projet Mozal".
Implantée au Mozambique et d'un coût de près de
1000 milliards de francs, l'usine qui est le
fruit de la participation de l'Etat mozambicain,
de Mitsubishi Corporation et d'autres
partenaires, produit des lingots d'aluminium et
a permis de venir en aide aux communautés
environnantes par la construction d'écoles,
centres de santé ou de terrains de sport.
La conférence
d'hier s'inscrit dans le cadre du suivi de la
Conférence ministérielle préparatoire de la
TICAD IV (Conférence internationale de Tokyo sur
le développement de l’Afrique) qui s'est tenue à
Libreville du 20 au 21 mars dernier.