Dans un second
temps, Maître MAYILA avait introduit une
nouvelle demande tendant, cette fois ci, à
transformer le PUP en UNPR ; tentative également
rejetée par l'Administration au motif essentiel
que le PUP, devenu une composante à part entière
du PDG depuis le Congrès extraordinaire des 19
et 20 juillet 2003, ne pouvait plus se muer en
une autre formation politique distincte.
Enfin, une
troisième tentative de Maître MAYILA va
consister à déposer un dossier de création d'un
nouveau parti, l'Union Pour le Nouvelle
République, en abrégé UPNR. Un récépissé
provisoire lui est alors délivré conformément à
la loi ; délivrance suivie de l'opération de
vérification des états d'adhésion en vue de
l'octroi du récépissé définitif. Le caractère
fictif de ces états d'adhésion, apparu dès les
premiers contrôles amène l'Administration, après
notification à l'intéressé, à poursuivre des
investigations complémentaires.
Pendant que se
poursuivait cette opération d'investigation,
contre toute attente et en violation de
l'article 31 de la loi sur les partis politiques
qui disposent, entre autres, que les décisions
prises par l'Administration dans ce domaine
relèvent du contentieux des juridictions de
l'ordre administratif. Maître MAYILA saisit, le
7 janvier 2008, la Cour Constitutionnelle aux
fins d'enjoindre le Ministère de l'Intérieur à
lui délivrer le récépissé définitif. Cette
requête est déclarée irrecevable par la Haute
juridiction constitutionnelle.
En fait, cette
décision de la Cour traduit, non seulement
l'incompétence matérielle de cette juridiction à
connaître d'un tel litige, mais encore et
surtout le caractère prématuré de la démarche en
raison de ce que les vérifications prévues par
la loi en vue de la légalisation d'un parti
politique étaient en cours.
Au jour
d'aujourd'hui, abstraction faite de la saisine
du Conseil d'Etat par Maître MAYILA, les
vérifications effectuées dans le cadre de ce
dossier ont finalement abouti au caractère très
majoritairement fictif des états d'adhésion du
parti politique considéré.
D'où la décision de
refus de la délivrance du récépissé définitif,
notifiée ce jour à la partie intéressée.
En ce qui concerne le PDS de Monsieur Alexandre
NDAORILOGUE.
Le récépissé de
dépôt de dossier délivré le 9 novembre 2007 à ce
parti a ouvert la voie aux investigations
destinées à l'octroi u récépissé définitif.
Comme dans le cas de l'UPNR de Maître MAYILA, de
nombreuses irrégularités de fond apparaissent
dès les premiers contrôles.
Ce qui conduit
l'Administration, après information de
l'intéressé par lettre n°758/MISI/SG/CE2 du 18
décembre 2007, à poursuivre les contrôles,
lesquels aboutissent à la confirmation de ces
irrégularités.
En effet, les états
d'adhésion produits par Monsieur Alexandre
NDAORILOGUE, qui ne sont pas déjà répartis au
moins sur cinq provinces de la République, comme
l'exige la loi, contiennent les noms de
personnes qui ne se reconnaissent pas dans ces
adhésions d'une part, ou qui, dans bien des cas,
appartiennent déjà à des formations politiques
reconnues, d'autre part.
Pour toutes ces
raisons, abstraction faite de la saisine du
Conseil d'Etat par Monsieur NDAORILOGUE, le
Ministère de l'Intérieur, comme pour l'UPNR, a
décidé de ne pas délivrer le récépissé définitif
à ce parti politique; décision notifiée ce jour
à la partie concernée.