Pour moi quoi...
Il me revient qu'un entraîneur de notre équipe
des canonniers serait dans tous ses états et
prêt à... tirer au bazooka sur tous ceux qui
sont responsables des péripéties entourant le
voyage des Panthères sur les bords de
l'Oubangui. Comme je le comprends !
Pour lui comme pour tout le monde, l'affaire
était simple : dimanche, après s'être étripés
avec ceux de RCA, nos fauves devaient rentrer
aussi sec dans leur tanière. A la maison, quoi.
Mais, patatras, ils ont dû prolonger leur séjour
là-bas. Et deux fois plutôt qu’une, pour les
raisons que mon Premier grand quotidien a
longuement évoquées grâce à la Plume d'un de ses
écrivassiers sur place !
Or, il y a des échéances à côté desquelles notre
en traîneur ne veut pas voir son club passer.
Nous non plus d'ailleurs. Ouais, jamais depuis
que la ligue des champions existe, tu 7e équipe
de chez nous n’avait été aussi près de jouer le
troisième tour. Et comme c'est décidément
l'embellie dans notre Gabon d’abord là, l’équipe
des mineurs de Moanda est sur le point de
réaliser la même « perf » en Coupe de la Caf.
Mais voilà : le fait que ces deux clubs-là
disposent d'un fort contingent de footballeur
là-bas à Bangui est très pénalisant pour eux.
Pas d'entraînement avec le reste du groupe
pendant pratiquement dix jours, puisqu'après
leurs matches aller à Lubumbashi et Luanda, ils
ont directement rejoint la sélection nationale.
Les voilà donc réduits à croiser les doigts pour
que la cohésion soit au rendez-vous lors des
matches retour cette fin de semaine, à prier
pour que les internationaux ne se ressentent pas
trop delà fatigue aussi bien physique que
nerveuse engendrée par ce voyage à
rebondissements.
On sera quelques-uns à maudire les organisateurs
de cette nouvelle "compète" si nos clubs
devaient pâtir des couacs qu'ils émettent. Déjà
que certains pays sont exemptés de ce tour
préliminaire. Et l'un d'eux verra ses joueurs
affronter les nôtres dans trois jours. Où serait
alors l'équité sportive ?
Quelle histoire !
…Makaya