Le 19 mars dernier, Maurice Tsambà,
cinquante-deux ans, domicilié au quartier
Siévanou à Mandji, a été grièvement blessé par
balles dans la forêt environnante. Son voisin
Antoine Doukaga l'a, au cours d'une partie de
chasse, pris pour un pachyderme.
Après l'incident, l'auteur de celui-ci a
transporté la victime à l'hôpital avant de se
présenter à la brigade de gendarmerie locale,
qui l'a gardé à vue avant de le présenter devant
le procureur de la République près le tribunal
de première instance de Mouila.
Comment en est-il arrivé là ? Enquête.
MAURICE Tsamba, un homme de cinquante-deux ans,
habitant le quartier Siévanou, à Mandji,
chef-lieu du département de Ndolou, vient de
frôler la mort. Il a été, en effet, grièvement
blessé par balles dans une forêt environnante.
Au cours d'une partie de chasse, son voisin
Antoine Doukaga, l'aurait pris pour un éléphant.
Après l'accident, l'auteur a transporté la
victime au centre médical de Mandji, avant de se
présenter à la brigade de gendarmerie locale,
qui l'a gardé à vue, avant de se présenter
devant le procureur près le tribunal de première
instance de Mouila.
En raison de la gravité des blessures, le
personnel du centre médical de Mandji a été
contraint d'évacuer l'infortuné au Centre
hospitalier régional de Mouila, où il reçoit des
soins intensifs. De fait, Maurice Tsamba a reçu
la décharge des plombs au niveau du cou, de
l'omoplate et du flanc.
Interrogé par la brigade de gendarmerie de
Mandji, Antoine Doukaga a déclaré avoir vu un
éléphant bouger dans une broussaille.
« J’ai d'abord entendu le cri d'un éléphant.
Ensuite, j'ai vu quelque chose bouger dans un
amas de feuilles. Ainsi, j'ai tiré dans cette
direction. C'est à ce moment que j'ai entendu
des cris humains et vu quelqu'un qui se tordait
de douleur »,
a-t-il déclaré.
Pourtant, ce jour-là, rien ne présageait une
telle tournure de choses, tant Doukaga était
parti en brousse pour une petite partie de
chasse. Ce mercredi 19 mars 2008, il est 7 h
lorsqu'il quitte son domicile de Siévanou pour
se rendre dans la forêt située près du campement
de Mivemba, à cinq kilomètres du centre-ville.
Fusil à l'épaule, Antoine Doukaga emprunte la
route qui y mène. Arrivé à Mivemba, il s'engage
sur le petit sentier qui serpente par monts et
vallées.
Doukaga est résolu à ne pas rentrer bredouille.
Il connaît bien la zone pour y avoir toujours
pratiqué la chasse. Il y a déjà abattu deux
éléphants. Mais Dieu seul sait s'il trouvera le
gibier qu'il recherche.
Au fur et à mesure que le temps s passe, le
chasseur s'enfonce dans le bois. De temps s à
autre, il tend une oreille pour écouter les cris
lointains de bêtes sauvages.
Lorsqu’ il arrive à un endroit sombre, le
chasseur entend un bruit singulier qu'il
assimile au barrissement d'un éléphant. Doukaga
s'immobilise pour distinguer ce qui vient de
produire ce bruit. Mais de là où il se trouve,
il ne voit que les feuilles bouger.
Le chasseur qui croit être face à un éléphant
pointe son fusil en direction de l'endroit où
bougent les feuilles. Lorsque la détonation
retentit, il entend des cris humains.
"Qui a tiré
comme ça
? Aïe ! Tu m'as blessé!",
entend-il quelqu’un hurler, avant de voir un
homme s'écrouler, grièvement atteint au niveau
du cou, de l'omoplate et du flanc.
Lorsque Doukaga se précipite vers le blesse, il
trouve son voisin Maurice Tsamba, la
cinquantaine, gisant dans une mare de sang.
Aussitôt, il le transporte au centre médical de
Mandji où il reçoit les premiers soins. Mais en
raison de la gravité de la situation, le
personnel de cette unité sanitaire l'évacue au
Centre hospitalier régional de Mouila.
L'auteur du drame a été présenté devant le
procureur de la République près le tribunal de
première instance de Mouila, qui l'a placé sous
mandat de dépôt, en attendant son jugement.