ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 03 Avril 2008

 

 

FAIT DIVERS

"L'éléphant" était son voisin
Le 19 mars dernier, Maurice Tsambà, cinquante-deux ans, domicilié au quartier Siévanou à Mandji, a été grièvement blessé par balles dans la forêt environnante. Son voisin Antoine Doukaga l'a, au cours d'une partie de chasse, pris pour un p
achyderme. Après l'incident, l'auteur de celui-ci a transporté la victime à l'hôpital avant de se présenter à la brigade de gendarmerie locale, qui l'a gardé à vue avant de le présenter devant le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mouila.
Comment en est-il arrivé là ? Enquête.

 

MAURICE Tsamba, un homme de cinquante-deux ans, habitant le quartier Siévanou, à Mandji, chef-lieu du département de Ndolou, vient de frôler la mort. Il a été, en effet, grièvement blessé par balles dans une forêt environnante. Au cours d'une partie de chasse, son voisin Antoine Doukaga, l'aurait pris pour un éléphant.

Après l'accident, l'auteur a transporté la victime au centre médical de Mandji, avant de se présenter à la brigade de gendarmerie locale, qui l'a gardé à vue, avant de se présenter devant le procureur près le tribunal de première instance de Mouila.

En raison de la gravité des blessures, le personnel du centre médical de Mandji a été contraint d'évacuer l'infortuné au Centre hospitalier régional de Mouila, où il reçoit des soins intensifs. De fait, Maurice Tsamba a reçu la décharge des plombs au niveau du cou, de l'omoplate et du flanc.

Interrogé par la brigade de gendarmerie de Mandji, Antoine Doukaga a déclaré avoir vu un éléphant bouger dans une broussaille. « J’ai d'abord entendu le cri d'un éléphant. Ensuite, j'ai vu quelque chose bouger dans un amas de feuilles. Ainsi, j'ai tiré dans cette direction. C'est à ce moment que j'ai entendu des cris humains et vu quelqu'un qui se tordait de douleur », a-t-il déclaré.

Pourtant, ce jour-là, rien ne présageait une telle tournure de choses, tant Doukaga était parti en brousse pour une petite partie de chasse. Ce mercredi 19 mars 2008, il est 7 h lorsqu'il quitte son domicile de Siévanou pour se rendre dans la forêt située près du campement de Mivemba, à cinq kilomètres du centre-ville. Fusil à l'épaule, Antoine Doukaga emprunte la route qui y mène. Arrivé à Mivemba, il s'engage sur le petit sentier qui serpente par monts et vallées.

Doukaga est résolu à ne pas rentrer bredouille. Il connaît bien la zone pour y avoir toujours pratiqué la chasse. Il y a déjà abattu deux éléphants. Mais Dieu seul sait s'il trouvera le gibier qu'il recherche.

Au fur et à mesure que le temps s passe, le chasseur s'enfonce dans le bois. De temps s à autre, il tend une oreille pour écouter les cris lointains de bêtes sauvages.

Lorsqu’ il arrive à un endroit sombre, le chasseur entend un bruit singulier qu'il assimile au barrissement d'un éléphant. Doukaga s'immobilise pour distinguer ce qui vient de produire ce bruit. Mais de là où il se trouve, il ne voit que les feuilles bouger.

Le chasseur qui croit être face à un éléphant pointe son fusil en direction de l'endroit où bougent les feuilles. Lorsque la détonation retentit, il entend des cris humains. "Qui a tiré comme ça ? Aïe ! Tu m'as blessé!", entend-il quelqu’un hurler, avant de voir un homme s'écrouler, grièvement atteint au niveau du cou, de l'omoplate et du flanc.

Lorsque Doukaga se précipite vers le blesse, il trouve son voisin Maurice Tsamba, la cinquantaine, gisant dans une mare de sang. Aussitôt, il le transporte au centre médical de Mandji où il reçoit les premiers soins. Mais en raison de la gravité de la situation, le personnel de cette unité sanitaire l'évacue au Centre hospitalier régional de Mouila.

L'auteur du drame a été présenté devant le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mouila, qui l'a placé sous mandat de dépôt, en attendant son jugement.

 

Source : Journal L'Union Plus du 03/04/2008

 



   

Le chef de l'Etat dénoue la crise

 

 

DEVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVE
Un nouveau plaidoyer pour faire comprendre son importance

 

 

FAIT DIVERS
"L'éléphant" était son voisin

 

 

Pour moi quoi… Makaya
Il me revient qu'un entraîneur de notre équipe des
canonniers serait dans tous ses états