0N ne peut pas dire
que la sérénité est de mise au sein de la
tendance PGP que dirigeait jusqu'à un passé
récent Me Séraphin Ndaot Rembogo. Et pour cause
: le secrétaire général de cette formation
politique, Nicaise Sickout Iguendja, a fait une
sortie aussi tonitruante qu'inattendue en fin de
semaine dernière à son quartier général
électoral du Carrefour SNI à Likouala. Il
reproche particulièrement à ses compagnons de
tenter de l'ostraciser en usant de méthodes pour
le moins staliniennes. En tout cas, il ne
comprend pas que la serrure du bureau qu'il
occupe au siège du PGP sis au quartier Likouala,
en sa qualité de secrétaire général de l'aile du
PGP, autrefois appelée tendance Ndaot Rembogo,
ait été changée sans qu'il eut été préalablement
informé. Un comportement qui l'étonne autant
qu'il le désolé.
Les raisons
invoquées par l'administration du parti, pour
justifier le changement de la serrure du bureau
de l'ex adjoint au maire, sont qu'il prendrait
les biens appartenant au parti pour en taire un
usage personnel. En tout cas la décision de
déclarer Sickout Iguendja persona non grata au
siège du PGP avait été confirmée au cours d'une
réunion du Bureau national tenue le 22 novembre
2007 et présidée par le trésorier général du
parti, Jean-Paul Nyalendo.
Ce jour-là, en
effet, le cas Sickout avait été évoqué. Il était
justement question de lui interdire l'entrée au
siège. D'abord en raison de fuites
d'informations au sujet de la création du PDS
dont il aurait été le principal auteur, ensuite
parce que les instances dirigeantes du parti
avaient constaté que l'ex adjoint au maire avait
pris ses distances par rapport a son parti.
En effet, le
secrétaire général du PGP, ex-tendance Ndaot
Rembogo, n'était plus aperçu avec ses amis
politiques depuis presque un an au cours des
manifestations publiques. Pas même quand il
s'agissait d'honorer la mémoire de Me Agondjo
Okawé ou celle de Joseph Rendjambé. Chacun ayant
pris le parti d'organiser sa propre cérémonie à
l'occasion.
Ce qui n'a
nullement empêché ce hiérarque du PGP, si tant
est qu'il en demeure encore un, de fustiger ses
compagnons, c'est-à-dire, affirme-til,
"ceux-là qui n'ont pas eu la capacité de
poursuivre l'œuvre laissée par Pierre-Louis
Agondjo Okawé au sein du PGP". Lequel se
pose par ailleurs la question de savoir si la
position d'ex président du PGP de Me Séraphin
Ndaot Rembogo, qui a officiellement démissionné
du PGP en créant son parti, lui confère encore
le droit de décider du sort des militants restés
dans la barque. Tout en rappelant aux uns et aux
autres qu'il a adhéré au PGP huit jours
seulement après sa création officielle, il
interpelle également la famille Agondjo sur les
activités de ses "amis" qui utilisent le
siège du parti non pas pour des activités du
parti créé par Me Agondjo, mais plutôt pour des
activités dont la finalité est de tuer l'œuvre
de ce dernier.
Sur ce plan, on ne
pense pas que le secrétaire général n’ait rien à
se reprocher. Lui dont on dit qu'il serait en
deuxième position sur la liste PDG lors des
prochaines élections locales. En attendant son
acte de décès au profit du PDS au sein duquel,
on peut être sûr que Sickout Iguendja ne
militera pas, l'ex-tendance Ndaot Rembogo du PGP
ne se prive pas d'alimenter le débat politique
sur des sujets pour le moins superfétatoires.