PROJET DE CONSTRUCTION DU FUTURE SITE DE LA COUR
CONSTITUTIONNELLE
Omar Bongo Ondimba lance les travaux
La manifestation a dernièrement eu lieu sur le
site qui abritera les services de la haute
juridiction. C'est-à-dire au 453, boulevard de
l'indépendance. La construction de cet édifice
est confiée à une société sud-africaine,
« Pellera de Développement »qui était également
représentée.
LE président de la République, Omar Bongo
Ondimba, a dernièrement lancé les travaux de
construction du futur siège de la Cour
constitutionnelle. Au cour d'une cérémonie qui a
eu lieu au 453, boulevard de l'Indépendance, le
chef de l'Etat a posé la première pierre de cet
édifice. C'était en présence du président de
ladite institution, Mme Marie-Madeleine
Mborantsuo, et de plusieurs autres hautes
personnalités du pays.
Les travaux seront réalisés par une société
sud-africaine, « Pellerade Développement », qui
était représentée au cours de la manifestation
de vendredi dernier par M. Stephen Pellerade,
dont Mme Mborantsuo a d'ailleurs salué la
présence sur les lieux.
Donnant les caractéristiques du futur édifice,
le ministre des Travaux publics, les
Infrastructures et de la Construction, le
général Flavien Nzengué-Nzoundou, a souligné
qu'il s'agira d'un bâtiment de 8 niveaux dont un
sous-sol, un rez-de-chaussée et 6 étages. Les
24 803 m2 de plancher abriteront 44 places de
parking au sous-sol, 175 bureaux, 1 infirmerie,
1 salle de réunions, 1 grande salle de
délibérations de 100 places, 1 amphithéâtre de
700 places avec mezzanine, 1 salle polyvalente,
1 bibliothèque, 1 salle de lecture, des salons
VIP et présidentiels, 1 restaurant panoramique
sous un dôme majestueux coiffant le bâtiment et
s'ouvrant sur une terrasse offerte à l'océan, 1
cantine, des locaux techniques de froid, de
commandes et Protections électriques, de
surveillance incendie, etc.
Il faut aussi noter qu'un jardin sera réaménage
contextuellement et offrira, outre les espaces
plantés, des aires de parking suffisantes à
l'usage des visiteurs. La structure sera
réalisée en béton armé, utilisant des matériaux
locaux et reposera sur des fondations profondes
qui prendront appui sur le substratum rocheux.
Le remplissage vertical utilisera également des
agglomérés de ciment manufacturés localement,
tout comme les autres corps d'état secondaires
bénéficieront de la compétence des techniciens
gabonais...
" Le département ministériel dont
j'ai la charge, a dit Flavien Nzengué-Nzoundou,
entend déployer toute son énergie, pour
l'aboutissement de ce projet selon les règles de
l'art et dans les délais impartis. Cela veut
dire un contrôlé rigoureux et permanent durant
l'exécution des travaux".
REMERCIEMENTS ET ESPOIR
Pour sa part, le président de la Cour
constitutionnelle a remercié le chef de l'Etat
d'avoir consenti, « nonobstant vos lourdes
charges, à présider personnellement cette
cérémonie » ...
Marie-Madeleine Mborantsuo a également donné les
motivations qui ont conduit à la construction du
futur siège de la haute juridiction qui
utilisait les anciens locaux de la Banque du
Gabon et du Luxembourg. "Ces locaux,
dira-t-elle, initialement conçus pour les
besoins des une institution financière,
n'étaient pas à ceux d'une juridiction de
l'importance de la Cour constitutionnelle".
Mme Mborantsuo a aussi souligné que en plus de
l'exiguïté des locaux se sont ajoutées des
dégradations de tous ordres du bâtiment,
consécutives à l'affaissement de celui-ci du
fait que, construit sur une zone marécageuse,
ses fondations n'épousaient pas la configuration
du terrain, de telle sorte que se sont fait jour
de profondes lézardes aux murs, des ruptures de
canalisation et des bris de vitres.
"La situation devenant déplus en
plus préoccupante, a ajouté l'oratrice, la Cour
a sollicité l'expertise du ministère des Travaux
public et celle de la Conservation foncière ".
Les rapports établis par ces administrations ont
conclu à la dangerosité dudit bâtiment qui, si
l'on n'y prenait garde, risquait de s'écrouler à
tout moment, et son instabilité ne permettait
pas d'entreprendre des travaux de
réhabilitation.
Le président de la Cour a précisé que le choix
de la société sud-africaine procède de la
volonté de notre pays de diversifier ses
partenaires au développement et singulièrement
de renforcer la coopération Sud-Sud au sein de
l'Union africaine. " Il s'agit là, a dit
Marie-Madeleine Mborantsuo, d'un challenge
pour cette société. Challenge que nous sommes
sûrs qu'elle réussira, au regard de ses
performances que nous avons eues à découvrira
avec bonheur au détour de nos séjours dans ce
notre beau pays de l'Afrique australe qu'est
l'Afrique d u Sud ".
La patronne de la haute juridiction a, en outre,
dit son espoir de se retrouver très
prochainement, avec les mêmes personnalités
invitées vendredi dernier, dans la douceur des
salons feutrés de ce bel édifice. Sans doute à
l'occasion de son inauguration.