Pour moi quoi...
CES derniers temps, Dame SEEG
multiplie dans mon Premier grand quotidien les
avis et communiqués sur ses efforts pour
"améliorer" le réseau d'eau, principalement à
Libreville-les-curiosités. Moi, Makaya, je veux
bien la croire sur parole. Le problème, c'est
qu'aux yeux de nombre d'habitants de notre
capitale, ça ressemble à une plaisante de
mauvais goût (de flotte ?), quoi.
Pourquoi je parle comme ça,
mes chers frères ne sachant plus à quel robinet
se vouer ? Eh bien, à cause de ce constat fort
simple : dans certains de nos quartiers, l'eau
est devenue une denrée rare. A croire que les
délestages qu'on a connus au mois de février
surtout s'agissant du courant ont été reportés
sur l'eau, avec pour Dame SEEG le secret espoir
que ça ferait… couler moins de salive.
Prenez un quartier comme
Louis et même son voisin Plaine-Dréty. Vous
ouvrez votre robinet après 6h00 ? Rien Pas une
goutte ! Celui qui n'a pas eu la présence
d'esprit de remplir un seau la veille (I'eau
revenant seulement à 11heures du soir!), est
quitte pour sortir de chez lui hirsute et hagard
et se rendre comme ça à l'école ou au boulot.
A Alibadeng, c'est pareil. Il
faut connaître des gens dans un voisinage plus
ou moins proche pour s'approvisionner chez eux.
Même spectacle à Kingston. La galère qui a duré
des mois n'est pas finie pour certains. Ceux qui
habitent les routes du marché ou de Mitsogo
doivent venir jusque derrière le transfo pour
avoir un peu de flotte. Et lorsque-là, il n'yen
pas (ou qu'il faut une bonne demi-heure pour
remplir ne serait-ce qu'un seau dans les
fontaines publiques), tout le monde est obligé
de se rabattre vers Awendjè. Autant de km de
trotte rien que pour avoir de l'eau !
On se demande dans quel pays
et dans quelle capitale on est. On aimerait
surtout savoir ce qui justifie une telle
situation. L'alibi de la faible pluviométrie ne
pouvant vraiment plus être servi ici. Sauf si on
a décidé chez DameSEEG (encore que c'est
l'impression qu'on a désormais) de se moquer du
monde.
Quel pays !
... Makaya