ACTUALITES

 

Le quotidien l'Union du 30 Avril et 1er mai 2007

 

FAIT DIVERS

Un Libanais tué à Plaine-Oréty

Saïd Choya, un ressortissant libanais de soixante et un ans, a été retrouvé mort hier en milieu de matinée au rez-de-chaussée de son immeuble. Son corps était ligoté et gisait dans une mare de sang. Il aurait été envoyé ad patres par des individus qui se sont infiltrés dans sa maison. Pourquoi les bandits l'ont-ils abattu ? Quelle issue ont-ils utilisé pour accéder à son appartement dont la grille d'entrée était pourtant cadenassée ? Enquête sur un crime apparemment crapuleux.

Un corps ligoté, gisant dans une mare de song. L'image a choqué bien des habitants de Plaine-Oréty. Saïd Chaya, un ressortissant libanais de soixante et un ans; a été retrouvé mort hier en milieu de matinée au rez-de-chaussée de son immeuble. Selon toute vraisemblance, l'expatrié a été envoyé ad paires par des individus qui se sont infiltrés dans son appartement pour lui extorquer de l'argent.

Les malfrats qui n'ont pu être identifiés, l'ont ligoté avant de le tuer. C'est au niveau de la cuisine que le corps de la victime a été retrouvé baignant dans une mare de sang par l'un de ses proches, arrivé le matin lui apporter du pain pour son petit déjeuner. De toute évidence, l'assassinat du Lbanais - installé dans notre pays depuis 1963 - a surpris ses voisins. Quelques uns d'ailleurs, l'ont vu quelques minutes avant le drame. A la lumière de leurs explications, il ressort que c'est vers sept heures du matin que Saïd Chaya a commencé sa journée.

Après sa prière matinale, le Libanais sort de son appartement pour aller installer son linge au soleil. Ce dimanche 29 avril 2007, l'atmosphère paraît sombre et pesante. Saïd qui redoutait une plaie comme celle qui s'était abattue la veille sur la ville, a plutôt étendu ses chemises sur la corde tendue sur la terrasse. Ensuite, il a pris son Coran et s'est assis à la table placée de la porte du salon pour lire les versets ou sourates. Bon croyant, il aime ainsi méditer et dialoguer intérieurement avec le prophète Mahomet. De temps à autre, il répond aux salutations de ses rares locataires déjà réveillés et qui passent s'approvisionner en pain chez l'épicier situé à l'entrée de sa concession.

En ce dernier dimanche d'avril 2007, il est déjà huit heures mais le quartier de Plaine-Orety ne connaît pas encore ses embouteillages habituels. Peut-être à cause du long week-end du 1er Mai, fête du travail dans lequel les Librevillois sont entrés de plain- pied depuis vendredi soir. Ainsi un calme apparent règne dans l'immeuble du sexagénaire. Pourtant, les klaxons des voitures circulant sur la voie principale viennent, de temps à autre, rompre le silence de la matinée. Assis à la table installée sur la terrasse, Saïd Choya est toujours absorbé par la lecture du Coran. A sa gauche, il a déposé un cendrier pour mettre les mégots de cigarettes, et à sa droite, une boîte contenant de l'encens, un produit qui, selon les croyants, chasserait les mauvais esprits.

Pourtant ce dimanche, le danger ne viendra pas des sortilèges. Mais le Libanais - que d'aucuns considèrent comme un Gabonais à part entière en raison de son long séjour dans notre pays - ne se doute pas de l'effroyable menace qui pèse sur lui. Quelques minutes vont encore s'égrener avant que des individus armes jusqu'aux dents, entrent chez lui par l'issue située derrière la terrasse. Comme dans un polar de série B, les bandits le contraignent sous la menace de leurs armes à les amener là où il cache son argent. Saïd qui craint pour sa vie obtempère, sans opposer la moindre résistance.

Une fois au salon, les bandits fouillent tous les endroits susceptibles de cacher le magot. La chambre du Libanais est, elle aussi, lassée au peigne fin. Dans la foulée, ils traînent leur victime à la cuisine où ils le ligotent et le blessent grièvement à l'aide d'un couteau. Puis ils s'évanouissent dans la nature, après avoir ôté leurs vêtements tachés du sang du malheureux Libanais et s'être changés à la hâte dans la chambre en revêtant ses habits. Resté seul, abandonné à son triste sort, Chaya succombera à ses blessures. C'est en venant lui apporter du pain, seulement quelques minutes après le drame, que l'un des proches couvrira le corps de Saïd gisant dans une mare de sang à la cuisine.

La police judiciaire, arrivée, aussitôt après la première alerte, sur les lieux du drame, n'a fait que constater le spectacle désolant qu'offrait la boucherie humaine. Les enquêteurs n'excluent pas la thèse d'un crime crapuleux commis par des individus qui connaissaient l'infortuné et l'issue de secours située derrière la maison où la grille de protection présentait quelques défaillances. "Il pourrait s'agir des gens qui le connaissaient. Ils l'ont certainement abattu pour qu'il ne les dénonce pas par la suite"; a relevé un agent de la police judiciaire.

Les proches de Saïd Chaya nous ont expliqué que ce dernier vivait seul dans l'appartement, sa famille résidant au Liban. "Sa femme était ici en vacances. Elle est repartie au mois de mars dernier: C'est sûr que les bandits savaient qu'il était resté seul. C'est pourquoi ils ont osé venir l'attaquer "; a déclaré un proche du disparu.

Cet assassinat est le deuxième du genre en moins de deux ans. Un autre ressortissant libanais avait été tué au quartier Louis par un individu sans scrupule. Seule l'enquête ouverte par les éléments de la PJ permettra d'identifier les assassins de Saïd Chaya, qui avait pourtant la réputation d'un homme sans histoire.

Source : Journal L'Union Plus du 30 Avril et 1er mai 2007

 



   

FAIT DIVERS
Un libanais assassiné à Plaine-Oréty

CÉLÉBRATION DU 2E ANNIVERSAIRE DE L'UNION GABONAISE POUR LA DÉMOCRATIE ET LE DÉVELOPPEMENT (UGDD)
Sous le signe du patriotisme et de la conquête du pouvoir

POLLUTION A OWENDO
Total Marketing et la SEEG se partagent les responsabilités

FAIT DIVERS
Comme un défi à la justice

DROIT DE RÉPONSE... A FRANCOIS MAGANGA MAGANGA
DANS votre livraison numéro 9326 du mardi 26 janvier 2007, vous avez traité

COMITE OLYMPIQUE GABONAIS
Ouf !

Pour moi quoi...Makaya
CES derniers temps, Dame SEEG multiplie dans mon Premier grand quotidien