JOURNÉE NATIONALE DE LA FEMME
Les
femmes de la santé aussi
Celles du Centre hospitalier
de Libreville (CHL) en particulier ont été
mobilisées hier par leur tutelle pour une
journée pédagogique autour du thème "Femme et
santé au service du développement".
AVANT
de prendre part hier aux travaux du Conseil
interministériel, la ministre d'Etat, Paulette
Missambo, a procédé en matinée à l'ouverture, au
Centre hospitalier de Libreville (CHL), d'une
activité pédagogique connexe aux activités
commémoratives de la journée nationale de la
femme dont le coup d'envoi a été donné depuis la
semaine dernière par le ministère de la
Promotion de la femme. Le chef du département de
la Santé n'a pas voulu que les femmes de ce
secteur clé du développement soient en marge de
cette journée dédiée à la femme gabonaise par le
chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba.
C'est pourquoi, elle les a
réunies au CHL, la plus grande structure
sanitaire du pays, où plus 70% du personnel est
féminin autour de la thématique "Femme et
santé au service du développement".
Par delà le personnel féminin
du CHL, la ministre d'Etat a voulu que les
enseignements de cette journée pédagogique - à
laquelle elle adjoint les femmes et quelques
hommes de son cabinet - soient profitables à
l'ensemble des femmes du secteur santé partout
où elles évoluent sur le territoire national. "
Je compte sur vous pour partager vos
réflexions même avec celles qui ne sont pas là
ce matin", a -t-elle recommandé.
Paulette Missambo a également
placé cette journée sur le tryptique
"fraternité, partage et travail". Tout en
soulignant le fait que "la ressource humaine
reste le premier maillon du développement",
la ministre en charge de la Santé a rappelé aux
femmes de ce secteur leur part de responsabilité
dans le développement de notre pays. Elle les a
vivement invitées â être des "actrices
vérita61rs" de ce développement à travers, entre
autres, " une bonne gestion des compétences",
En plantant le décor des
travaux, Paulette Missambo a exhorté les femmes
de la santé à "agir" dans le sens du
développement de leur secteur pour mériter la
"place que le chef de l'Etat a bien voulu
accorder à la femme gabonaise."
Auparavant, le directeur
général adjoint du CHL, une femme, Isabelle
Ndombi, a engagé ses administrées à profiter
pleinement des enseignements de cette journée de
partage.
ACCUEIL. Le programme de
cette journée particulièrement dense prévoyait
deux conférences-débats. La première
communication faite par Marie- Augustine
Ngouessouu Wolbert, a porté sur " La place de
l'accueil dans le fonctionnement d'un service
public: le cas de l'hôpital". Pour
l'essentiel, la conférenciers a rappelé à
l'assistance due "l'accueil est la première
image que l'usager garde d'un service public".
Elle a également donné
quelques éléments de réponses à même de redorer
le blason d'un service public où la notion
d'accueil viendrait à faire défaut. Les
contributions des unes et des autres n'ont fait
qu'enrichir ces propositions.
Il est à souligner, à ce
propos, que lors des Etats généraux de la santé
de 2005, l'une des préoccupations majeures des
usagers au sein des différentes structures
sanitaires publiques était le problème de
l'accueil.
La seconde communication a
été faite par un homme, Eric Dodo Bounguendza,directeur
de cabinet du ministre de la Santé, sur le thème
générique "Femme et responsabilité" . Le
conférencier est revenu sur certaines notions
fondamentales de la responsabilité en insistant
sur la notion "Publique", en référence au
service public.
L'universitaire a rappelé
à ses interlocutrices que Ie service public,
c'est d'abord le fait d'avoir accepté d'exercer
une activité d'intérêt général, autrement dit
d'être au service des populations". C'est à ce
niveau que l'intervenant a mis en exergue le
sens des responsabilités, synonyme de fonctions,
de tâches et finalement d'une prise de
conscience qui devrait aller de soi.
Le conférencier a également
présenté une galerie d'habitudes qui devront
guider tout bon responsable ; la prise
d'initiative, la communication avec les
collaborateurs pour l'amélioration de la qualité
du service, etc. L'ardeur que les participantes
ont mis à débattre de tous ces problèmes les
concernant directement a montré tout l'intérêt
de cette journée pédagogique.
Reste maintenant que toutes
les bonnes résolutions de cette rencontre
puissent intégrer les habitudes des femmes
de la santé, comme l'a recommandé le
ministre d'Eta Paulette Missambo.